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AFRICASCOP

Réalisation et images : Denys PININGRE
Production : ATHÉNAÏSE, VOI Sénart

52 mn, 2002

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Face aux ravages causés par la politique des institutions financières internationales, l’exemple de trois coopératives du Burkina-Faso, un des pays les plus pauvres du monde, témoigne que la solidarité et le principe coopératif (partage de la décision sur le mode “une personne = une voix” et répartition équitable des revenus) permettent d’installer une alternative fragile mais rationnelle, qui remet la personne humaine au centre de l’économie.

PRÉSENTATION DU FILM

En Afrique, l’émergence des coopératives repose sur les traditions de solidarité, qui de tous temps ont favorisé le regroupement, principalement des femmes, pour venir soutenir leurs proches dans les moments difficiles de la vie.
« La solidarité génère une économie », explique un coopérateur africain…

Solidaire : (in : Petit Robert) : du latin, in solidum, « pour le tout ». Relation entre personnes ayant conscience d’une communauté d’intérêts, qui entraîne l’obligation morale de ne pas desservir les autres et de leur porter assistance.

Au Burkina-Faso, il existe 65 coopératives qui comptent entre 40 et 200 personnes. La parole est donnée aux membres de trois d’entre elles, ayant des activités de production et de services, installées dans plusieurs villes du pays : Ouagadougou la capitale, Po au sud et Bobo-Dioulasso à l’ouest.

Ce film est un support qui permet d’introduire des débats sur différents sujets, selon vos centres d’intérêt et ceux de votre public :
- une approche de la vie économique en Afrique subsaharienne,
- les relations Nord-Sud,
- l’économie solidaire,
- le développement durable,
- le commerce équitable,
- la question de la dette et des institutions financières internationales,
- l’entreprise coopérative.

CE QU’EN DISENT... Pierre GUIARD-SCHMID et Denys PININGRE

La solidarité peut, et le film en témoigne, favoriser la création d’activités économiques, souvent de survie : activités artisanale (tissage, couture dans la coopérative Zem-Staaba de Po), de transformation (production de jus et de fruits séchés dans la coopérative Cotrapal à Bobo-Dioulasso) ou de service (Garage Tous Unis à Ouagadougou), autant de pistes pour tenter de résorber le chômage et mener des politiques d’insertion.
Pour autant, dans le contexte de ce pays, ne bénéficiant d’aucun soutien de la part de l’Etat, ces entreprises solidaires sont soumises à de telles conditions que leur activité est en permanence menacée : insolvabilité du marché local, difficultés pour aller à la rencontre d’acheteurs étrangers, irrégularité de la production.
Pour tenter de résoudre ces problèmes, et dans le cadre d’échanges avec des coopérateurs étrangers, notamment français, a été créée une Union des Coopératives Industrielles et Artisanales du Burkina-Faso : deux personnes, un bureau, un ordinateur, un téléphone et une voiture. Cet organisme remplit plusieurs missions : favoriser les contacts avec d’éventuels clients européens, organiser des rencontres et des débats entre ses adhérents, proposer des formations théoriques et techniques, entretenir des échanges avec d’autres coopératives dans les pays voisins ou plus éloignés.
Le film donne la parole aux acteurs de ces entreprises, sur les lieux mêmes de leurs activités. Il tente de montrer que, malgré les difficultés, la solidarité peut générer une forme d’économie qui n’enrichit pas les investisseurs fortunés, mais permet à celles et ceux qui en ont fait le choix d’apporter des réponses à leur problème de survie.
Et si l’économie, sous cette forme, engendrait à son tour de la solidarité ?

FICHE TECHNIQUE

Réalisation et images : Denys PININGRE
Son : Issa TRAORE
Montage : Catherine GALODÉ
Auteurs : Denys PININGRE et Pierre GUIARD-SCHMID
Production : Sophie Salbot (ATHÉNAÏSE) & Linda Ortholan (VOI Sénart)
Avec le soutien du Centre National de la Cinématographie

POUR PROLONGER LE FILM

Le réseau des entrepreneurs coopératifs
Le Centre de recherche et d’Information pour le Développement

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